Grand-père avait un éléphant, Vaikom Muhammad Bascheer

Ou comment se faire avoir totalement de son plein gré et en toute conscience par une couverture rose kitch, le genre fluo à paillettes, qui vous fait cligner des yeux sur l’étalage. Avec une grosse éléphante glamour dessinée dessus qui rigole, ma fibre Bollywood  a vibré. La quatrième disait « conte et sagesse indoue », trop tard, le rose m’avait convaincue. Mais trop de rose nuit.

C’est la très courte histoire d’une jeune fille qui porte, par contre, un prénom à rallonge, si bien que je vais pas l’écrire souvent, KounnioupaHoumma ( le genre de nom à vous faire faire une faute de frappe de plus !). KounnioupaHoumma est fille de Houmma, elle même fille chérie de Anamakkar, le grand père qui avait un éléphant, visiblement un signe de gloire et de respectabilité, vu que la Houmma (mère), elle n’en démord pas. La famille est riche, très riche, supérieure, très supérieure, mulsulmane, très musulmane, fermée, très fermée. Pas comme ces « égarés », les Kafir. Pas trop compris ce que cela recouvrait comme religion ou comme caste, sauf qu’il peut y avoir des Kafir mulsumans et qu’une Kafir se reconnait à ce qu’elle porte un sari et un corsage à manches courtes qui découvre la taille. Ce que KounnioupaHoumma rêve de porter quand elle sera grande, ce dont il n’est pas question pour l’instant et pour ses parents. En attendant son mariage, elle reste immobilisée, dans la maison, couverte d’or et sans révolte. Elle attend qu’on vienne l’épouser. La mère est difficile et le père bientôt ruiné. Plus de mariage en vue, mais toujours pas de sari. Peut-être une liberté nouvelle en vue grâce à la pauvreté (oui, là, je tique un peu …) un puits, une mare miroir du monde méchant, des toilettes sèches et déplaçables (non, je n’exagère pas).

Fable légèrement troussée sur (me semble-t-il) :

  • la différence religieuse et les apparences à dépasser, parce que ce n’est pas bien de ne pas dépasser les apparences, et qu’en les dépassant, on peut être heureux,
  • l’acceptation de son sort mais qu’on peut améliorer quand même un peu grâce aux toilettes séches et à la sagesse pragmatique d’un prince charmant.

Se laisse picorer en passant, mais bon, moi et la sagesse indoue, j’ai encore du boulot, faut croire.

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