Les neuf cercles, R.J Ellory

Pas grand chose. Vraiment pas grand chose. Mais, ça peut être bon quand même, c’est le dernier Ellory. Malgré quelques déceptions, c’est du solide, Ellory, avec en plus un parfum du sud, un rien de « Seul le silence », un article de Dominique. Et je m’y colle aux neuf cercles.

John Gaines, après l’enfer du Vietnam, a passé le concours pour devenir policier, et est revenu auprès de sa mère, qui a son enfer à elle, un cancer auquel elle résiste depuis des années, peut-être attendant que son fils aime à nouveau, peut-être plus encore, grâce à ses incantations quasi-vaudoues anti Nixon.

Dans la petite ville du Mississipi, on tourne en rond, pantouflarde et tranquille, elle ronronne, et John Gaines aussi, dans un cycle pépère de contraventions civiles et routinières, d’une banalité reposante pour son traumatisme guerrier. 

Mais, surgit l’invraisemblable par les hasards d’une pluie battante : le corps  d’une jeune fille, toujours belle comme le jour, Nancy Denton, disparue depuis vingt ans, sort de la boue. Le corps a été préservé intact, donc (sic), comme son étrange blessure, une mutilation qui sent le bayou et ses sortilèges … Dans le livre, surgit alors une autre voix, que l’on comprendra par la suite, être celle de Maryanne, la meilleure amie de Nancy, et avec elle, les souvenirs d’une radieuse journée d’été, le groupe des amis inséparables, elle, Nancy, le tendre et fort Mickaël, et les deux frères Wade. De la famille Wade, de la puissante famille Wade. L’un est lunatique, un peu à part, l’autre, un brin jaloux. Ce jour-là, Nancy avait une jolie robe, un pique-nique en forêt, une baignade, un air de tourne disque, une danse, les amoureux, Nancy et Mickaël, Mickaël et Nancy, tournent et s’aiment. Tout le monde s’aime. Et puis, plus rien. Nancy a disparu.

Depuis vingt ans, la mère de Nancy attend, Maryanne flotte entre deux temps, et l’amoureux, Mickaël est devenu une épave. Mis à part eux, toute la petite ville avait oublié,plus ou moins, un drame laissé entrouvert.

Une enquête à handicaps, donc, pour John Gaines, quelque peu inexpérimenté sur ce terrain là, ne disposant pas vraiment d’une logistique à toute épreuve, sans témoins, et avec comme seul suspect, un clochard halluciné, l’ex-amoureux de la disparue … On se dit qu’il a intérêt à se sortir fissa de ses neuf cercles et d’avoir du ressort. 

Comment dire, même si le personnage tient la route, finalement, que certains coups d’accélérateur m’ont fait parfois y croire, l’intrigue est quand même peu haletante, marque des pauses, cohérentes, vu le contexte, mais les fameux ressorts sont un peu rouillés. Les portes du mystères s’ouvrent une à une avec des grincements poussiéreux, attendus depuis trop longtemps.

Un Ellory moyen, moyen, moyen moins, même. 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :