Les liens du sang, Thomas H. Cook

Tout ce que l’on sait au départ, c’est qu’un certain David est en prison. Et que ce David, ma foi, a l’air, un peu comme tout le monde, normal et donc angoissé de se retrouver là. Mais si lui sait pourquoi, pas nous. Ce que l’on sait aussi, c’est que le sang a coulé ; lequel ? De qui ? Si lui le sait, il ne le dit pas (évidemment). Et ce que l’on sait enfin, c’est que le sang a déjà coulé et qui cela commence à faire beaucoup. La structure est donc classique pour un polar, il y a un passif, plus  un crime, et on va nous donner les éléments au fur et à mesure et en alternance ; la confession de David à l’inspecteur Pétrie, assis devant lui, genre Bouddha qui prend des notes, et ce qui est confessé, en partant du départ et en louvoyant quand même un peu pour qu’on ne devine pas trop vite ( Moi, je n’ai rien deviné, mais je ne suis pas un critère, dans les polars, ce que j’aime, c’est l’attente, pas la solution.)

On découvre quand même rapidement l’arrière plan du drame non-dit. David est un petit avocat d’une petite ville de province, sans ambition, marié, une fille bien sous tout rapport, une sœur, Diana, celle par qui le drame arrive. Non seulement David n’a rien d’extraordinaire, mais en plus, il en est profondément convaincu. . Il faut dire que lorsque les dernières paroles que vous avez entendues de la bouche de votre père ont été ; « Tu n’es que poussière pour moi », on peut comprendre que l’estime de soi en prenne un coup. Surtout qu’avant celles-là, ce n’est pas d’affection que David a été nourri mais de livres et de folie. Le Vieux, le père, n’était que haine, il dressait des listes des noms de ses ennemis, les tapait à la machine, les hurlait dans la maison, voire au dehors, passait des coups de fils rageurs, vociférant sa paranoïa à coup de citations livresques. Ambiance de peu d’enfance.

La grande sœur de David, Diana, était meilleure que lui en citations, elle en connaissait des pages et des pages et c’était elle qui calmait le vieux, à coup de récitations, jusque la nuit de sa mort … Après la mort du vieux fou, Diana s’est mariée à un jeune chercheur très scientifique et très prometteur et Diana a mis Jason au monde. Sauf que Jason n’était pas vraiment un enfant comme les autres, la folie du Vieux avait coulé dans ses veines, version pacifiste, mais quand même … Et Jason est mort. Un accident dit le tribunal ( pas d’inquiétude, je suis toujours sur le premier chapitre …), mais pas Diana.

Et Diana dérape … ou pas ? Elle cherche des pistes, trouve rapidement un coupable, dirige ses foudres vers lui et Diana sait y faire, question foudre. Elle fouille dans des meurtres ancestraux, se trouve une alliée dans la gentille fille-fille de David. David dérape, qui protéger ? Quels liens du sang coulent dans les veines ? Qui sait de qui la folie guette-elle la raison ?

C’est marqué thriller. C’en est un. De bonne facture, de ceux dont ne peut rien, rien dire, ce qui fait ma foi, une note courte pour une fois !!!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :