L’emprise, Marc Dugain

Dirais-je déception ? ben oui, car c’en est quand même une, une petite, mais une quand même. J’aime beaucoup ce qu’écrit Dugain, mais là, le sujet ne me disait pas grand chose, tant pis, c’est Dugain, je me lance avec pas mal d’enthousiasme et je me coltine la présentation des personnages. Et des personnages, il y en a un certain nombre.

D’abord, Lorraine, elle a des soucis de communication avec son papa et un fils autiste … Est-ce par clin d’oeil que l’auteur en a fait une spécialiste des écoutes et des filatures à garder discrètes ? Une espionne au service d’une nébuleuse organisation étatique ? Je ne sais.

Ensuite, arrive Launay, le candidat favori aux futures élections présidentielles et peut-être futures primaires avant, lui aussi a des problèmes de communication avec son papa. Est-ce un autre clin d’oeil ? je ne sais pas. Pour l’instant, son souci majeur est qu’il est favori et qu’il compte bien le rester. Ce n’est pas qu’il ait un programme à défendre ou des idées, voire des ambitions. Nenni, c’est juste qu’il veut être président, qu’il est fait pour tenir cette place, ou plutôt l’obtenir, parce qu’après, c’est le grand flou.  Il y en a deux autres qui ne veulent pas qu’il y arrive : son rival au sein du parti, pas plus politisé que lui, mais juste un peu plus cynique et corrompu, et sa femme, parce qu’elle l’en juge indigne vu que déjà, il n’a pas été un bon papa.

On croise aussi la route de Lars Sternfall, un syndicaliste genre poisson froid qui a le malheur de se prendre pour une torpille dans son entreprise, Aréna, qui vient de fusionner électricité et nucléaire et que du coup, ça a fait des étincelles entre un candidat au record du monde de la traversée en planche de surf en solitaire et un porte contenaire chinois qui se sont télescopés au dessus du sous marin de Saban, qui n’y était pour rien. Il pensait à sa femme, en fait.

Il y a aussi Corti, un corse qui aime la moto et assure la sécurité intérieure du pays entre deux bouchées d’aubergine à l’huile d’olive et deux trois entourloupes qu’il fait passer à coup de pots de vin (rouge, la plupart du temps …), en la maquillant en pièges à journalistes véreux. Enfin, je crois que c’est ça, à peu près …

Un couple croise la route de Lorraine, enfin, surtout la femme, Li, une artiste photographe chinoise, son gros patron d’amant, Delaire, a l’air d’y tenir (aux chinois, je veux dire).

Il y a d’autres personnages, mais j’arrête là parce que j’ai un peu le tournis, et que finalement, je me dis que je n’ai pas compris toutes les ficelles de ce roman-là. Fichtrement bien écrit, ceci dit et fichtrement désabusé, sans être lourdingue pour autant, mais tortueux. La course à la présentielle ne repose que sur la volonté de gagner, sans idéologie et sans illusions, vu que la mondialisation nous mange tout cru. La corruption est insidieuse et généralisée, les intérêts des uns et des autres sont de de juste continuer …. Soit, soit, soit, je me dis … mais était-ce bien la peine que je me perde dans la ronde des personnages et que je me noie dans la mare d’un verre d’eau, pour qu’on me livre cette vision, dont je ne doute pas du réalisme, vu que du strapontin où je sieds, je le vois bien que le manège du grand pouvoir là-haut, il est grippé.

J’ai bien aimé Lorraine et son fils, enfin, surtout ce que Lorraine dit de son fils. Mais c’est annexe.

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