Vert secret, Max Ducos

Quand je fais la liste de mes emplettes à « Étonnants Voyageurs », je ne mentionne pas les quelques trouvailles ramenées pour fifille et fiston. En général, je ne les lis pas. Exception faite de temps en temps, comme pour « Le miroir brisé » de Jonathan Coe ( mais bon, c’est Jonathan Coe), et il y a déjà quelque temps, pour « Jeux de piste à Volubilis » du même Max Ducos. Un album découvert grâce aux conseils fort avisés d’une libraire lors de ce même festival.

Cette année, alors que nous commencions à arpenter, ma copine A. et moi, les allées du salon jeunesse et que je lui vantais la beauté du dit volubilis, voilà t’y pas, que, comme par magie, apparait sur un rayonnage copieux, l’album en question, entouré de tout un tas d’autres du même auteur. Me ruant vers eux, je me rends compte que l’auteur en personne était derrière les tas. Je l’ai encensé ( saoulé ?) et il m’a conseillé. Pas évident, j’ai fini par me décider pour « Vert secret », parce qu’il y a plein de jardins dans cette histoire et que fifille aime bien les fleurs et les jardins. L’auteur s’inspire, entre autres, de celui du château du Villandry, qui avait enchanté fifille et moi, moins. J’ai du mal avec les jardins tirés au cordeau, y’a qu’à voir la tête du mien pour comprendre … Donc, fifille et « Vert secret », j’étais sûre de mon coup.

Petite déception, me dit-elle, lis-le. Vu qu’elle me l’a fourré dans mon lit, puis sur mon canapé de lecture, puis sur mon fauteuil de lecture, j’ai bien compris que je n’y échapperai pas.

Légère déception, je la comprends, mais seulement parce que l’histoire est plus convenue que dans le Volubilis, jolie, juste plus attendue. Flora est une petite fille dessinée à croquer. En vacances chez sa grand-mère, elle découvre dans le grenier à trésors, une marguerite en métal, dont la provenance, mystérieuse, aurait quelque chose à voir avec la légende du château du coin, le château de la Mirandole. Le duc farfelu du même nom, amoureux d’une jeune Marguerite en aurait dessiné les jardins en cadeau à la belle indifférente et y aurait même caché un trésor. Flora, bien sûr, va partir à la recherche du secret, en compagnie d’un jeune garçon, Paolo, fils du jardinier et fin connaisseur des lieux, autant qu’agaçant petit pitre … 

Convenue, soit, la recherche d’un trésor et la naissance d’une peut-être enfantine amourette, mais que cet album est beau ! dessiné de couleurs tendres et d’une harmonie somptueuse. Les jardins tirés au cordeau, je n’aime pas trop m’y promener, mais dessinés par Max Ducos, c’est juste un moment de délicatesse ravie pour les yeux, un royaume poétique de perspective. On y voit le soleil se jouer des verts tendres et des petites pétales se glissent aux pieds des statues qui mènent les enfants au secret … Et le cadeau d’amour révélé ferait rêver plus d’une Marguerite indélicate … Une trouvaille ou deux enchante l’histoire … Les dessins enchantent tout court …

Pour aimer d’autres jardins en vrai, il y a à Chalons sur Loire, un endroit magique, le festival des jardins, un pur moment de charmes drolatiques ou vénéneux où sont mis en fleurs et autres compositions, les sept péchés capitaux. A voir absolument.

 

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