L’amour à Versailles, Alain Baraton

Libertinage et pouvoir, architecture et jardins d’amour, je sais bien que les historiens conspuent cette approche anecdotique, mais moi, un rien me réveille le côté Sissi ( et Angélique Marquise des anges …) qui somnole jamais très loin. Versailles, c’est mon truc en plumes … Evidemment, si l’on a pas la fibre qui frétille devant les falbalas royaux, inutile d’aller faire un tour en ces pages (il faut aussi mettre de côté toute conscience politique, ce que j’arrive très bien à faire en ces lectures alléchées)

Erudit sans le montrer, Baraton nous balade dans les alcôves (également dans les jardins, mais moins, seulement quand ils servent aussi d’alcôves, ce qui semble être fréquent, voire fait pour …), pas si secrètes que cela en fait, parfois vides (Louis XIII ou la vertu ennuyeuse …), parfois avec un goût de trop plein (Louis XV ou la quantité triomphante, jusqu’à l’écœurement). Il s’agit d’une promenade avec quelques arrêts un peu plus prolongés dans le Versailles qui se construit, puis perd de son lustre sulfureux pour devenir la belle coquille un peu vide que l’on connait aujourd’hui.

Baraton ne cache pas ses parti pris, ni sa volonté d’être un conteur d’une petite histoire, la grande n’est pas la sienne. ce n’est pas un reproche, c’est juste son fil conducteur. La reconstruction se veut plaisante, et elle l’est (même si j’ai du mal à lui pardonner son faible pour la Montespan, vu que cette favorite est la rivale d’Angélique, dans Angélique et le roi, et que du coup, la Montespan, je lui garde un peu rancune quand même …). Au passage, on glâne des tas de renseignements, tous plus inutiles les uns que les autres : saviez-vous, par exemple que les dessous de la Pompadour était du dernier bourgeois ? Qu’elle innova avec une garniture de chaise percée en « piqûre de Marseille » ? L’inventaire des malles de la favorite de Louis XV est tout simplement jubilatoire, on y fouille comme dans un grenier de grand-mère pour faire resurgir ces petits riens, qui mis bout à bout, donne un peu l’esprit d’un temps fort lointain. Ainsi, la mouche, portée sur le front, elle se nommait « la majestueuse », les pénis postiches prenaient l’éloquent sobriquet de « bijoux de religieuses » … Resurgissent alors « Les bijoux indiscret » de Diderot ou « Le sopha » de Crébillon fils, deux petits bijoux justement, de cette littérature libertine qui ne se lisait pas du tout sous le manteau …

Des savoirs inutiles, soit, je veux dire que dans la vie pratique et courante, c’est le genre de connaissances qui ne sert à rien (et allez caser l’histoire des dessous de la Pompadour dans une conversation normale, vous, à moins de travailler chez Chantal Thomas ou dans un magasin de lingeries … « Tiens, tu savais, en fait, que les dessous de la Pompadour était en gros coton ? » risque de vous faire passer pour une bien étrange personne. (Du coup, je me dis, tiens je vais l’envoyer en texto à mes copines A…. pour voir …))

L’inutile, c’est un peu l’essentiel, sinon, on s’arrêterait à se communiquer les règles du calcul des pourcentages en temps de soldes …

 

PS : expérience réalisée en  textos, les trois A. m’ont répondu parfaitement normalement …. Qu’en conclure ? Suite de mes cogitations sur les communications d’informations inutiles, un peu plus tard …

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