Le voyeur du Yorkshire, Peter Robinson

Un livre idéal pour le mal dont j’ai souffert tout début juillet, le manque total, complet, radical, abyssal, même, de connexions neuronales. Vous savez, quand à l’intérieur de la tête, ça fait juste splasch-splasch quand on la tourne, le bruit des neurones qui flottent dans le vide …. Un grand merci, donc, à V. qui avait dû anticiper mon état et m’avait délicatement prêté les deux premiers tomes de la série des enquêtes de l’inspecteur Banks. Elle avait vu le coup venir … Que l’on se rassure, cette série est une drogue douce ( alors que moi, sans scrupules, je lui ai refilé du lourd, de la dure, « Longsome Dove », avec Angustus dedans …)

L’inspecteur Banks est un inspecteur pépère : ni alcoolique, ni dépressif, ni paria de la police. l’inspecteur Banks est un type qui fait son boulot. Pépère, j’ai dit, mais quand même plus beau gosse que Maigret. Marié, à une belle femme gentille comme tout, deux enfants, du genre qui vont se coucher quand on le leur dit. Pépère. Consciencieux, honnête, scrupuleuux sans obsessions particulière, reposant …. Un bonheur pour les neurones en état d’affaissement.

L’inspecteur a quitté Londres et ses violences urbaines excessives pour être muté dans le doux comté du Yorshire ( enfin, je dis doux, je n’en sais rien, n’ayant jamais mis ne serait-ce qu’un demi doigt de pieds en ces paysages dit idylliques dans le bouquin). Evidemment, vu qu’il est inspecteur de police, le paysage a beau être doux, il y a quand même crime, même si, au départ, c’est un crime relativement … pépère … Un voyeur sévit dans la petite ville, un voyeur pas trop méchant, qui s’enfuit dès que se victime l’a vue. Pas méchant, mais le voyeurisme est quand même un délit, peut-être un premier pas vers des violences plus grandes. Craignant donc la contagion et pour éviter les rumeurs d’incompétences et de négligences voire de je-m’en foutisme pas féministe du tout, la police s’adjoint les services d’une psychologue, Jenny Fuller,  une psy super canon … Du côté de l’inspecteur, un trouble s’installe et côté enquête, on va doucement, du coup. Pourtant, dès le départ, il y avait d’autres signes que le voyeurisme, il y avait quelque chose de pourri dans la ville idyllique : deux adolescents dont les limites sont très, très perturbées, une vieille dame, poussée, et retrouvée morte, une série de cambriolages, un papa mère-poule aveuglé jusqu’au cou, un photographe amateur qui a un peu perdu le bouton stop … sans que rien ne relie les morceaux du puzzle.

On va doucement, on penche à droite à gauche, dans la tête, ça me fait toujours splash-splash, mais on est peinard. l’accélération se fait au final, l’inspecteur se met à caracoler tout d’un coup, attrape tous les indices qui traînaient dans ses petits bras musclés et sprinte vers la résolution finale.

Même pas peur, classique et parfait en prescription pour état léthargique persistant … D’ailleurs, j’ai enchaîné sur le deuxième …

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :