Le rocher aux corbeaux, Peter Robinson

Où l’on retrouve l’inspecteur Banks,  pépère mais plus beau gosse que Maigret du « Voyeur du Yorshire », toujours marié, intègre, et content de son sort en ce beau pays où il est venu pour fuir la violence londonienne ( sauf qu’il est un peu moins obsédé par l’opéra que dans le premier et que sa descente de pintes de bières prend de la vitesse …)

Dans un petit village touristique, dans la douce et paisible vallée de Swainsdale, vivait un homme paisible et doux, Harry Steadman, un historien passionné d’archéologie industrielle depuis les Romains jusqu’à nos jours, en gros … Il avait trouvé en cette vallée sa terre d’élection et travaillait son sujet, financièrement libre, et ayant laissé de côté toute ambition de carrière, passionné par sa recherche intellectuelle et par la pertinence de sa science nouvelle. Harry, c’est simple, tout le monde l’aimait, un historien sans aucune histoire, même pas drôle (le type, il devait être ennuyeux comme une chemises à petits carreaux bleus et blancs, avec des manches courtes, le col fermé jusqu’en haut, le genre « chemisette pour hommes » de chez Damartd vous voyez le truc ? la poussière, elle est déjà grise avant de se déposer dessus.) Comment un type pareil, dans un endroit a-t-il bien pu se retrouver la tête fracassée, le corps abandonné en pleine nuit et en pleine lande ? Diantre de mazette ….

L’inspecteur, de son pas toujours pépère, piétine. Aucun suspect en vue, même en rase campagne. La femme hérite, aussi terne qu’un fond de tapisserie à petites fleurs, mais elle a un alibi solide. Les copains du pub, non, mais aucun mobile, une vague histoire de dispute pour un bout de terrain avec des ruines romaines … Pas de quoi bouter hors du domaine des vivants un historien placide. Il y a bien la belle Penny, ex-chanteuse de folk du terroir à succès, elle a tout plaqué pour couler ses jours dans son village. Il y a bien un été dix ans avant …

Bref, un meurtre au pays des bisounours … un huis-clos champêtre, juste un peu troublé par une adolescente qui croyait en savoir bien plus qu’elle n’aurait dû le croire.

Sur ce deuxième tome, l’action commence quand même un peu trop tardivement pour que l’on aie pas auparavant épuisé d’épuisements vains toutes les possibilités de solutions … Une légère déception par rapport au premier, il est cependant fort probable que je retrouve un jour le goût (pépère) de cette série, qui a son charme tranquille.

Encore merci V. ! ( et donne-moi des nouvelles d’Angustus, quand tu en auras …)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :