Moderne Olympia, Catherine Meurisse

Dans ce monde là, les tableaux sont des films, les ateliers, des studios de tournage, et les peintres ont disparu, laissant leur place à des réalisateurs-techniciens-producteurs avides … Le rêve de cette très moderne Olympia est de tenir un premier rôle dans une superproduction, et aussi d’incarner Juliette (Ben oui, Moderne Olympia est ici davantage une romantique fleur bleue qu’une prostituée provocatrice). En attendant, comme elle appartient au monde des modèles-acteurs des Réfusés, elle n’obtient que des rôles de figuration dans les super productions officielles dont la star est la Vénus ( celle de Cabanel), perpétuellement escortée de ses trois amours échos retenus par leur ruban en laisse.

Olympia se précipite partout où elle pense avoir sa chance ( et accessoirement tente de trouver son Roméo) et sur son chemin, on croise des copines à elle, la buveuse d’absinthe de Degas, la charmeuse de serpent du Douanier Rousseau, quelques danseuses de Toulouse Lautrec et de Degas, un fifre, un déjeuner sur l’herbe … Bref des tableaux dans le tableau à ne pas y reconnaître son maître …

Un album séduisant, brillant, érudit, culotté et enlevé sur un air d’opéra bouffe d’Offenbach, un peu court quand même dans le propos, un jeu de piste amusant à suivre, mais plus comme une amusette saugrenue, un moment de référentes dingueries.

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