Sur les ossements des morts, Olga Tokarczuk

 

Le décor ; un petit hameau frigorifié et recroquevillé sur quelques habitants qui résistent à l’hiver et jonglent avec les caprices des réseaux des téléphones portables, la frontière avec la Tchéquie est toute proche, et la Tchéquie pour Janina, c’est un havre de paix qui s’oppose en tout à sa solitude reculée. Un pays où l’on ne tue pas les animaux, par exemple, où l’on aime la poésie de Blake … Alors que chez elle, les chasseurs envahissent les bois. Et Blake, n’en parlons même pas …

Leçon numéro deux : se méfier des biches : Grand pieds, le voisin braconnier sadique, sale, répugnant, est le premier à mourir . Etranglé par un os de la biche qu’il venait de dépecer sauvagement dans sa cuisine pouilleuse, pendant que les copines (de la biche) regardaient la victime se faire engloutir par le meurtrier par la fenêtre avec comme une envie de vengeance dans les yeux. Enfin, c’est ainsi que Janina voit les choses.

Leçon numéro trois : se méfier des biches (bis), des renards, des pies (voire des insectes nichés invisibles dans les troncs d’ arbres). Un monde grouille et bruisse de sa colère. Enfin, c’est ainsi que Janina voit les choses. Sans parler des sangliers.

Janina voit les meurtres dans les astres. Leçon numéro quatre, ne pas se méfier des astres, un truc de taureau en verseau, de verseau en taureau, avec des meurtres en mars, une sorte de justice astrologique, quasi certaine, celle-là, parce que celle des hommes, elle piétine dans les empreintes de la neige et du vent.

Leçon numéro cinq : se laisser porter par cette intrusion dans un monde pas si doux dinglo qu’il pourrait en avoir l’air, les bisounours comportant quand même quelle failles inquiétantes : Matoga, le taiseux, membre de l’amicale de la cueillette des champignons,  Dronizi, le passionné de Blake, l’écrivaine cendrée … Faut faire gaffe (leçon numéro six, les schtroumpfs ne sont pas tous bleus, mais les renards argentés si. Quoi que …)

Leçon numéro sept : il faut lire ce livre. Atypique, ni roman policier, ni fable écologique, le personnage de Janina retient le tout : ermite humaniste, troublante Trouvetout, militante délatrice, maladive acariâtre, logiquement barrée, elle oscille entre ombres des bois et lumières d’un été partagé.

Que l’intrigue soit alors quelque peu cousue de fil blanc, n’a pas trop d’importance tant il n’y en a pas, des leçons. Mais du goût de lecture, si.

 Je rajoute le lien vers la note d’Ingannmic

 

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