Nouvelles (moins) fraîches d’un étonnant toujours voyage

Deux ou trois choses extraordinaires qui me sont arrivées en ce festival du livre de Saint Malo : (et qui n’ont rien à voir avec les livres)

Madame Taubira m’a serré la main. D’accord, elle m’a prise  pour personne, juste une main à serrer en passant dans les allées quasi incognito ( deux gardes du corps seulement avec oreillettes). Elle n’avait pas le cadre de la lucarne autour, j’ai hésité en me disant, je la connais cette dame …  Ce qu’on est couillon parfois !!! (la veille, il m’est arrivé la même chose avec Audrey Pulvar … Je me suis arrêtée devant son stand comme une poule qui a pondu un oeuf … Elle a juste souri : « Bonjour madame » ai-je répondu, et j’ai pondu un autre oeuf). Bon, Taubira et Pulvar, ce n’est pas la même chose, évidemment. Devant Taubira, je pourrais pondre un coquetier.

J’ai applaudi Val. Enfin, avant qu’il ne fasse du Val et m’explique comment penser juste. J’ai une excuse, c’était après la projection du documentaire excellent « C’est dur d’être aimé par des cons ». A ce moment là, je me sentais vraiment Charlie. Après, Val nous a expliqué comment il fallait être Charlie. Et là, je ne sais pas, mais j’ai voulu être Charlie autrement. A ma façon, sans diktat de sanctification.

Il y a eu débat entre les A. Pas sur le choix du panini ( Chorizo y corazon, surtout corazon, pour tout le monde) mais sur l’importance du « mais » de Russel Banks et de Taiye Selasie (l’auteure de « Le ravissement des innocents », tellement belle, jeune, fine, intelligente, que Wolinsky aurait fait du Tex Avery) : « Il y a eu barbarie ». POINT versus « Il y a eu barbarie MAIS ». J’étais pour le point ET le mais. Ce qui n’est pas une version facile à tenir face à mes copines A. qui ont autant de mauvaise (et bonne) foi que moi  … (Référence à la lettre signée par certains auteurs américains qui n’étaient pas d’accord avec l’attribution du prix du « Pen club » à Charlie dont Russel Banks et Taiye Selasie). J’espère que sur un autre plateau, au moins, quelqu’un a parlé à Russel Banks de littérature …

Pour finir, Olivier Gallmeister est juste extraordinaire (mais ce n’est pas un scoop) … La suite de « Lonesome dove » (qui est en fait le début) paraîtra en automne prochain, et « La colline aux potences » aussi, un éditeur  qui tient ses promesses, quoi … 

Ah non, il en reste un, un attaché de presse de chez Albin Michel … J’hésitais devant l’achat du dernier livre de Doeer, « Toute la lumière que nous pouvons voir ». Il me dit que c’est très bien. Je n’en doute pas. Je feuillette quelques pages. Je reste dubitative. Il me demande ce que je viens d’acheter. Je lui montre « Les arpenteurs ». Il m’a proposé  » La battue » de Rohan Wilson. Je l’ai sous le coude. Le scoop, c’est qu’il y a des attachés de presse honnêtes. 

 

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