Dark horse Craig Johnson

D’accord, dans les opus précédents, Walt se prend des coups divers et variés, un bout d’oreille en moins par çi, une double fracture par là, sans compter les fêlures au coeur, mais là, dans ce nouvel épisode, le pauvre shérif ne doit sa survie qu’à son existence de papier …. Et l’intrigue, ma foi, est à deux balles !

Elle semble réduite à une toile de fond, un prétexte à une cascade de dominos qui réduirait en charpie le plus dur à cuire des punching ball de l’Ouest : embuscades nocturnes à répétition, course poursuite contre un 4X4 rutilant et féroce dans les petites rues d’une ville qui en compte deux, course folle contre la mort sous l’orage ou/et la neige partant du haut d’une mesa ( haut plateau rocheux)  et aboutissant à un double salto au-dessus d’un pont en cours de démolition, tout cela sur le dos d’un cheval qui tente le record de l’Ouest de vitesse à cru … Et j’en passe.

Et tout cela pour quoi ? Parce les beaux yeux doux de Mary Barsard ont touché le cœur si sensible de notre shérif de compétition. Elle a beau avoir avouer le meurtre de son affreux mari, Cry, Walt ne peut le croire. Et c’est ainsi que sous la mince couverture d’un agent d’assurance, si mince qu’elle ne résiste pas aux premières flammèches de l’enquête, Walt s’en retourne sur ses terres natales. Le comité d’accueil n’est pas rutilant, un vieux cow-boy sentimental et tout cassé, une sagace ex-étudiante en criminologie, serveuse de Bar branlant, son fils, métis d’indien qui rêve de Far-West et de dinosaures …. Henry fait son apparition, entre deux bagarres générales, sa voiture tombe en panne, et ma foi, sur le bord de la route, il ne sert pas à grand chose. Faut dire que mis à part tenter de suivre les cabossages de Walt, il n’y a pas grand chose à faire.

Donc, est-ce suffisant pour continuer à craquer pour Walt Longmire ? Oui. Parce que sans cesse pointent les clins d’oeil, et qu’en vieux roublard du genre, Craig Jonhson nous donne ce que l’on attend de son héros, (Zorro capable de faire se ressusciter les morts !) : la force du tendre qui fond au soleil pour un petit garçon et un vieux cow boy, et, la faiblesse du fort qui tente toujours de résister au pouvoir d’attraction nucléaire des formes de Vicky, et retient ses larmes au bord du mariage de sa fille.

Alors, sans rancune, Walt et see you soon for ever !

Première note du paquet de titres que j’ai dû me coltiner dans les rues nantaises suite à mon passage dans l’excellente librairie indépendante de cette ville, « Vents d’Ouest », grâce au redoutable Bertrand qui y officie et vous tire des westerns sur papier de ses étagères aussi vite que je suis capable de dégainer la carte bleue pour en acheter ! ( suivront « Deadwood » de Peter Dexter, « Premier sang » de David Morrell et « Warlock » de Oaley Hall. )

Opus précédents :

« Little bird« 

« Le camp des morts« 

« L’indien blanc« 

« Enfants de poussière« 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :