Miséricorde, Jussi Adler-Olsen

Quand Hafez El Assad débarque au département V, département d’enquête situé dans les caves des locaux de la police judiciaire danoise, il est armé de ses gants de ménage, d’une théière géante, et sûrement d’une fausse identité, (y a qu’à lire son nom, il est juste impossible …)

Hafez El Assad est un candide, mais en réalité, c’en est un faux, comme son nom. Il n’a l’air de rien, surtout pas d’un type efficace. Et franchement, Carl Morck, son patron, nouvellement promu chef du département V, non plus, n’a pas l’air de grand chose. Il n’est pas au meilleur de sa forme. Et quand il voit Hafez lui tomber dessus, comme un OVNI souterrain, franchement, on se dit que comme duo d’enquêteurs, on a aura vu plus sexy …

Carl Morck dans Laurel et Hardy, c’est ni l’un ni l’autre. Il a été relégué au sous-sol par son chef à lui, pour cause d’incompatibilité d’humeur constante avec la hiérarchie et l’ensemble de ses collègues, secrétaires comprises (ce à quoi Hafez va suppléer …). On lui a collé un placard à balai, un ordinateur et une pile de dossiers, qu’il s’est contenté pour l’instant de diviser en trois autres piles. Parce que Carl Morck n’a aucunement l’intention de résoudre une quelconque affaire, il veut cuver sa dépression tranquille. Deux de ses collègues le supportaient encore, et voilà que quelques temps auparavant, l’un d’entre eux est mort et l’autre gît sur un lit d’hôpital, paralysé à vie, à cause de lui, Carl, parce qu’il n’a pas dégainé assez vite. Alors, les autres affaires, il s’en moque pas mal. D’autant plus que sa nomination-promotion  est un leurre, destiné à la fois à le neutraliser et à permettre à sa hiérarchie de se renflouer en enquêteurs moins bougons et moins grandes gueules, dans les étages, pendant qu’il croupira là, chargé de résoudre toutes les affaires non élucidées depuis tellement de temps que les enjeux sont moindres, sauf les politiques, évidemment. D’où ce tour de passe passe qui sent l’entourloupe des marécages du fonctionnariat.

Le moustique Hafez va lui secouer les puces, comme la mouche du coche, et alors commence le thriller, très efficace … Ce duo désassorti se lance au mystère de la disparition de la belle et talentueuse Merete Lyyngaard. Il y a cinq ans, elle serait tombée d’un ferry. Merete était une battante, sans peur et sans reproche, à la vie privée austère et dévouée à un frère, pas tout à fait comme les autres…. Entre temps, entre l’enquête qui débute et les retour arrière présentant la disparue, s’intercale une autre voix anonyme, prisonnière d’un étrange caisson.

En fait, le roman débute par cette voix, ce qui fait que j’avais plusieurs fois reposé le livre, pensant avoir affaire à un truc de zombis … mais pas du tout, c’est bien un thriller de bon aloi pour lequel mon intérêt a été grandissant, porté, je l’avoue, par le zébulon El Assad, qui bondit sur les pistes aussi rapidement qu’il en construit des fausses !

Un personnage au potentiel exotique certain dans un polar nordique, j’espère bien en savoir un peu plus dans la deuxième de la trilogie …

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