Le livre des Baltimore , Joël Dicker. Episode 2 : Drame, secret de famille et etc …

 En effet, pour résoudre le malentendu avec la princesse Alexandra (je rappelle que le chien, c’est Luke, pour les étourdies qui se perdent en route), le Marcus doit repartir en enfance, dans la sienne, celle d’Alexandra et celle du clan Goldman, c’est là que gisent les origines du Drame … La dimension sociale du roman (on pouffe !) est binaire, d’un côté les riches Goldman, de l’autre, les autres Goldman qui portent beaucoup moins bien leur nom de famille, lui et ses parents.

Marcus a divinisé les Goldman de Baltimore ; son oncle Saul, avocat d’affaire invaincu, sa femme, Anita, si belle et si généreuse, son cousin, Hillel, futur prix Nobel, même si, avant l’arrivée de son alter égo, Woody, Hillel fait plutôt piètre figure dans le rôle de l’ incompris-insoumis ( comprendre : trop intelligent pour ces andouilles de profs standardisés). Woody, au départ, est un futur délinquant en puissance, mais recueilli par la baguette magique des Goldman, il se métamorphose en grenouille ( non, là c’est pour rire …). Woody, c’est les jambes et les muscles, Hillel le cerveau ( comme on a les riches et les pauvres, le chien et la princesse) et Marcus fait la troisième roue du clan Baltimore, les trois cousins soudés à la vie à la mort. Marcus ne peut vivre sans eux, leur bonheur, leur richesse, leur voiture, leur grande maison, la principale et les secondaires, leurs piscines, leurs milices privées ( c’est moi qui rajoute là, parce que les Baltimore n’ont même pas besoin de milices privées, leur bonheur les protège de toute réalité dégradante …)

Sauf que, il y a le Drame, celui qui a fait que l’oncle Saul est devenu vendeur dans une supérette (mais est resté digne, même s’il ne porte plus de cravates, ce qui n’est pas sans chagriner Marcus, devenu adulte et riche, mais toujours aussi affectueux avec son tonton), et que Tante Anita, Hillel et Woody se sont volatilisés dans la stratosphère. C’est le côté anti Walt Disney du roman.

Comme l’auteur n’est pas bête, et le lecteur non plus, ils sont d’accord tous les deux sur le fait que le Drame ne sera dévoilé qu’à la fin, sinon, on ne se taperait pas tout le roman, les tableaux familiaux, les épopées enfantines, les premiers émois amoureux … Il a d’ailleurs des moments assez drôles, dans le genre burlesque, le tout baignant quand même dans un sirop de bons sentiments rose bonbon. Les dialogues sont toujours aussi naïfs et niais que dans La vérité sur l’affaire … Mais, la bonne idée est qu’ils sont rares. D’ailleurs, la bonne idée est que, bien que communiquant des heures par téléphone dans leur période amoureuse, Marcus et Alexandra y restent le plus souvent silencieux, ce qui nous en évite pas mal, déjà. (on peut d’ailleurs soupçonner l’auteur, du coup, d’avoir tenu compte des critiques émises sur L’Affaire, ce qui nous laisse présager que le prochain sera muet ?). pour le côté triller, comment dire … ? Mou de l’intrigue  ? Il y a bien quelques palpitations finales, mais dans l’ensemble, les clichés dramatiques et les grosses ficelles n’emportent guère le lecteur hors de ses chaussons. Le mot Drame, sans cesse écrit avec une majuscule, n’ajoute pas une once de frissons, et en plus, on ne sait même pas ce que devient le chien ….

 

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