Yeruldelgger, Ian manook

Les traditions des nomades mongols se perdent, seules quelques femmes continuent à jeter du lait aux quatre points cardinaux pour souhaiter bon voyage à celui qui s’en va, les yourtes se réduisent à peau de chagrin dans la grisaille des banlieues sordides. Les séries américaines y résonnent et même dans les grands espaces encore vierges, les vieux nomades savent préserver une scène de crime.

Les Coréens ravagent les réserves nationales à grands coups de quads surpuissants et assassins, et pas seulement pour la faune et la flore, gare aux petites filles blondes qui font du tricycle sur leur terrain de jeux … Ils violent en picolant, et pas que les grands espaces non plus.

L’ultra nationalisme se prend des airs de troisième Reich de pacotille, et se donne des allures de vengeur masqué en coupant les couilles des chinois : missions commandées déguisées en scènes crapuleuses … Dans les égouts des villes abandonnées par l’ex-ère communiste, grouillent les damnés de la misère, dont il sort parfois, miracle de la bonne nature humaine, malgré tout,  un gentil garçon à l’humour attendrissant …

Les Chinois rachètent les terres rares, aux minéraux affriolants et pillent ce qui restait de l’âme fière des ancêtres. Tous se prostituent, la police est corrompue, toutes et tous, non ….

Un nouveau Gengis Khan brandit la croix de la résistance, Yeruldelgger. Il a l’âme pure de ceux qui ont beaucoup souffert et n’ont plus rien à perdre. Sa femme est devenue folle après l’assassinat de leur petite fille, Kim, sûre de sa culpabilité à lui. Son autre fille, Saraa, se vautre dans la pire des fanges pour le lui faire payer.

Ce qui n’empêche nullement l’âme droite et fière, (mais blessée), de Yeruldelgger de se dresser seule contre tous. Il mène toutes les enquêtes (la petite fille dans le désert et les chinois émasculés) de front, aidé quand même par quelques moines ressurgis de son enfance, et deux fidèles qu’il lance à la chasse de la justice, (tel « Charlie et ses drôles de dames ») ; Solongo, la médecin légiste aux doigts de fée qui attend son heure d’amour, et Oyan, l’inspectrice toujours fidèle, walkyrie violée, amazone ressuscitée ….

Tel le phénix de ses dames, Yeruldelgger ressurgit toujours de ses cendres, infaillible, insubmersible, étanche aux balles, coups, flèches (mince, j’avais confondu avec Jolly Jumper), missiles (James Bond, sors de ce corps !) et vous balance des serpents dans la fosse du méchant en leur chatouillant d’un doigt habile le nombril, étrangle à mains nues des hydres post nucléaires (non, là j’anticipe, c’est dans le deuxième numéro …). Et évidemment, il vous débusque d’un coup de baguette magique grosse comme une ficelle plombée (même moi, j’avais deviné !), le grand méchant manipulateur à l’âme vile et noire comme les entrailles du profit capitaliste … (Beurk !!!! C’est pas bien le capitalisme !!!), tout en dégustant des marmottes cuites de l’intérieur, et en ramenant la morale dans un village corrompu aux côtés d’une prostituée au grand cœur.

La Mongolie en mode post apocalyptique même en mode deuxième degré, c’est pas passé. Mon seuil de tolérance a saturé.

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