L’affaire Arnolfini, JP Postel

Postel part de ses lectures sur le tableau de Van Eyck et des nombreuses hypothèses qui ont déjà été formulées à propos de son mystérieux mystère ( car, il y a-t-il un mystère en réalité ?)

Postel part de ses lectures sur le tableau de Van Eyck et des nombreuses hypothèses qui ont déjà été formulées à propos de son mystérieux mystère ( car, il y a-t-il un mystère en réalité ?)

Il est généralement établi que le tableau représente un riche négociant italien établi à Bruges, le jour de ses noces avec Constanza Trenta. Laquelle, contrairement à ce que son ventre très rebondi pourrait laisser penser, n’est pas enceinte. Van Eyck peint les saintes avec un gros ventre aussi, et les saintes ne sont pas enceintes, que l’on sache. Le problème n’est donc pas là, mais dans le fait qu’à la date où le tableau a été réalisé, Constanza Trenta était morte.

Donc, Postel cherche ailleurs, du côté, par exemple, du premier nom du tableau « Hernoul le fin avec sa femme » et d’inventaires en inventaires découvre que Harnoul était un des surnoms donnés aux maris trompés. Donc, la femme serait bien enceinte, mais pas de l’homme planté à côté d’elle, car il faut bien l’admettre, ce drôle de bonhomme a quand même quelque chose de carrément guindé. Sauf que, ce n’est pas possible puisque les saintes ont le même bidon rond ….

Il reste alors à se tourner vers le miroir, celui de la mise en abyme. Postel décèle dans le reflet une première anomalie : le chien entre les deux époux a disparu, je veux dire qu’il n’est pas dans le reflet. Le chien, symbolique de la fidélité aussi bien que de la luxure, change le fil du récit d’un cocufiage et d’un pardon accordé, en un mystère bien plus terrifiant, car, deuxième anomalie, dans le miroir, à la place des deux mains qui se touchent, on y voit goutte, elles sont remplacées par une marque noire.

 Au hasard d’une autre lecture, une nouvelle de Nodier, inspirée du récit de la mésaventure d’un couple du XVIème, l’auteur débouche dans le purgatoire, d’où serait sortie Constanza Trenta. La revenante aurait surpris son ex mari dans leur chambre. Il a d’ailleurs encore son manteau sur le dos et à peine eu le temps de déchausser ses soques d’extérieur qu’elle lui est tombée dessus pour qu’il lui accorde … Quoi ? c’est tout le souci, maintenant …

Alors l’auteur fait une pause, histoire de bien étayer sa nouvelle théorie. On y croit, tout concorde, on adhère. il consolide ; la bougie allumée, le coffre, la décoration de la chaise gothique. Tous les signes font cohérence, le puzzle se constitue, le mystère se dissipe. 

Et c’est là que ce diable de Postel vous balance les chaussures rouges dans les pattes. Vous les aviez oubliées celles là, elles étaient restées dans le coin où de tout temps vous vous étiez dit qu’elles allaient de paire avec les soques en bois, et puis c’est tout. Ben, non, les chaussures rouges, elles changent encore toute la perspective ….

Ainsi, d’aventures en hasards, vous aboutissez à une extraordinaire

« femme à l'affaire arnolfini,j.p. postel,essai,peinture,van eycksa toilette », une toile perdue de van Eyck, fantôme d’un chef d’oeuvre que vous chercherez et trouverez en jouant à votre tour au détective, pour le débusquer dans le cabinet d’amateur de Cornélius Van der Geest, peint en 1618 par Van Haecht. Et qui sait, la promenade n’est peut-être pas encore terminée …

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