Persuasion, Jane Austen

Sur le domaine de Kellynch Hall, il y avait trois sœurs. La plus jeune, Mary, est mariée, dans une notable famille du voisinage. Elizabeth, l’aînée, voudrait bien être demandée rapidement par un baronnet digne d’elle. Car elle a des prétentions. Beaucoup de prétentions. Presque autant que Mary pousse de plaintes de peur d’être délaissée. Elizabeth aurait dû convoler avec l’héritier du domaine, William Walter Elliot, mais il a préféré courir fortune plus certaine avant de tenter un come back assez convainquant pour faire vaciller certains plans, quand la question du mariage redeviendra le thème majeur du roman. 

 

Il faut dire que le père, Sir Walter, n’est pas forcément un parti de choix : inconséquent, imbu de sa vague appartenance à une haute aristocratie par cousinages superposés et supposés, il ignore superbement la réalité de ce qui apparaît quand même comme un début de fin de règne. L’argent se fait rare quand on le laisse filer comme allant de soi. Ce pourqoui, la grande affaire du début ( et d’un long début …) du roman, n’est pas le mariage, mais le problème de la location du domaine ancestral. Location qui permettrait de renflouer les caisses tout en gardant la tête haute à l’occasion d’un long séjour dans la chic station thermale et mondaine de Bath.

Sir Walter veut un locataire dont il puisse se vanter, et le bonhomme n’étant pas en reste de fatuités puériles, les négociations sont longuettes et finissent par se conclure avec un couple honorable mais dont le frère est, pour la fille du milieu, Anne, un souvenir douloureux … Anne, modeste, peu sûre d’elle, serviable, a effet refusé ce parti, sur les conseils de son amie, qui ne lui trouvait point assez de prestige au Wentworth, alors que le coeur de la jeune fille et du jeune homme battaient le parfait amour … 

Huit ans après, Anne regrette encore, surtout quand le Wentworth repointe le nez chez la soeur Mary, à laquelle Anne sert de confidente et de baby sitter. le jeune homme qui courait fortune est en effet devenu l’homme mur convoité par les donzelles du voisinage, alors qu’elle s’est laissée quelque peu fanée par l’ennui et les regrets.

Ouf, enfin, le terrain de jeu est mis en place, mais qu’il fut tortueux ( et encore, c’est pas fini, c’est le récit de la reconquête qui commence, là). J’avoue, j’ai fini par ne plus y voir goutte aux signes, indices, intentions, fausses pistes et faux semblants. je m’y emmêlée, et finalement, j’ai lâché prise. 

 

8 commentaires sur “Persuasion, Jane Austen

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    1. Je ne comprends pas moi même ce qui m’est arrivé, caler sur du Austen ? Je ne me reconnais plus moi même …. Mais je n’attendrais pas dix ans avant de m’y rerégaler à nouveau, même s’il me reste finalement, peu de titres à lire … Heureusement, il reste quelques vieilles anglaises à redécouvrir, n’est-ce pas ?

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    1. Ben non, même pas fatiguée ! Juste je me suis paumée dans les personnages … mais j’ai d’autres Austen en vue, tu penses bien ! belles lectures à toi aussi et contente que tu aies trouvé le chemin jusqu’ici !

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    1. Je ne comprends pourquoi, mais je me suis complétement détachée des personnages et de leurs préoccupations dans celui-ci … Trop nombreux ? Intrigue trop linéaire ? Mais je suis encore loin d’avoir épuisé tous les titres de cette auteure, que j’ai classée dans mes chouchous, quoiqu’il en soit, elle n’en bougera pas !

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