Hightland Fling, Nancy Mitford

L’anecdote est aussi mince qu’une fine tranche de bacon sur un scone avaricieux comme un écossais. Même si on est amateur de cup of tea time, cette lecture là n’en est pas du cru le plus craquant. Le style est juste assez caustique pour être goûté mais il faut quand même ne rien avoir de beaucoup mieux à faire …

Comme c’est le cas d’ailleurs pour Sally et Walter, deux des quatre protagonistes principaux, deux jeunes snobs désargentés malgré leurs origines plus ou moins aristocratiques et aisées. Il faut dire que Walter a un sens de l’économie qui vous viderait le cochon tirelire d’un pair londonien aussi rapidement qu’une pairesse cleptomane. Leur situation va les obliger à aller tenir des engagements familiaux dans un château en Ecosse, au lieu d’aller économiser l’ardent qu’ils n’ont pas au Lido. Walter se fait un peu tirer l’oreille quand même … 

Se joint à ce couple frivole, un de leurs amis, Albert Gates, de passage à Londres qu’il déteste pourtant, et qui ne jure que par la bohème artistique parisienne, étant lui même peintre et amateur de ces objets victoriens so sweet qui sont en passe de finir dans les greniers des happy few de la haute. Et arrive la pièce manquante, Jane, du même milieu et du même âge que les trois autres. Persuadée qu’elle déteste assez ses parents pour se marier avec le premier venu qui pourrait leur donner de l’urticaire, ce sera donc Albert.

Au château, Sally et Albert sont en charge d’accueillir des habitués de longue date des chasses de leur oncle et tante absents. Les quatre jeunes agités vont donc se coltiner les vieux snobs ; général, capitaine, lady, sont tous des antiques réactionnaires qui ne jurent que par les parties de chasse quotidiennes. Acides, aigris, stupides, ils n’auront de cesse de contrarier par leurs remarques et attitudes conventionnelles, les aspirations à la paresse et les velléités artistiques de Sally, Walter, Albert et Jane. Un bébé, un incendie, des fiançailles et des cadeaux de mariage à ouvrir plus tard, tout ce remue ménage se termine en eau de boudin.

Donc peu de choses finalement, le conflit des générations est caricatural et même si les jeunes sont eux aussi égratignés au passage par une plume que l’on sent agile, l’ensemble reste assez vain et fat.

2 commentaires sur “Hightland Fling, Nancy Mitford

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Un site WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :