Trois jours chez ma tante, Y. Ravey

Marcello Martini est un voyou né avec une cuillère d’argent dans la bouche, un voyou un peu raté, mais seul et unique neveu d’une tante richissime et presque philanthrope, il va avoir ici l’occasion de jouer une dernière carte de mauvaise foi.

Vingt ans auparavant, Vicky, la tante, a flanqué Marcello en urgence dans un avion en partance pour le Libéria. le neveu s’était fichu dans de sales draps  et la tante comptait bien le fourguer au vert le temps de le blanchir à coups de relations bien placées. Vingt ans après, on ne sait ce qu’il a fichu, mais dans les sales draps, il y est toujours, et de mauvaise foi aussi, et toujours au Libéria. Il n’est jamais revenu en France, n’a jamais revu Vicky, ni son ex-femme, Lindia, ni Rebecca, sa fille, dont il nie être le père. Mais c’est un personnage qui nie beaucoup d’évidences, il faut dire, à commencer par sa propre filouterie humanitaire.

Le haut commissariat aux réfugiés l’a dans le collimateur, la banque refuse de couvrir, son activité est au bord de la disparition frauduleuse, et sa tante lui annonce que non seulement elle lui coupe son mandat mensuel, mais qu’en plus, elle le convoque chez son notaire, à Paris. Marcello fait les dernières poches qui lui restent pour accourir vers la corne d’abondance qui menace de se tarir. Il a trois jours pour retourner la situation en sa faveur …

Le chéquier de la tante sera plus têtu qu’il ne le pensait et Marcello doit montrer patte blanche dans la maison de retraite de luxe dont elle est la pensionnaire privilégiée et donatrice. Et comme il a laissé pas mal de traces douteuses derrière lui, les cartes ont changé de main et Lindia, Walter, son ancien complice, et Vicky elle même, feront tourner en bourrique le Marcello qui s’enferre dans ses mensonges, les anciens et les nouveaux.

Tonalité allègre et écriture elliptique ferait presque passer la pilule de la minceur du sujet, avec un certain dynamisme pétillant de la plume. Presque burlesque, on pourrait presque s’y laisser prendre … Et puis, non, finalement, les manœuvres pitoyables de Marcello ne menant pas à grand chose de conséquent, ni pour lui, personnage, ni pour moi, lectrice par hasard …

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12 commentaires sur “Trois jours chez ma tante, Y. Ravey

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    1. Non, je ne le suis pas du tout, en fait, je me demande comment les lycéens vont recevoir ce titre qui peut faire sourire, mais manque sérieusement de profondeur … En général, ils choisissent des livres avec plus de coffre.

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    1. Ici pourtant, l’histoire n’est pas banale … Au début, il y a même un petit écho à la Echenoz, mais la conduite de l’histoire s’étiole rapidement ! Je ne savais pas que l’auteur avait publié d’autres titres, celui ci m’a fait l’effet d’un premier roman …

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