La cabane des pendus, Gordon Ferris

Dans l’immédiate après deuxième guerre mondiale, à Londres, Douglas Brodie tente de devenir journaliste. Il s’est un peu égaré en route depuis que la démobilisation l’a laissé planté en Europe, traducteur improvisé lors des premiers procès des nazis, gardiens des camps. Il est resté entre deux mondes, a noyé son désarroi dans quelques bouteilles de whisky, et n’est jamais revenu chez lui, en Ecosse. Pas envie de montrer ses failles dans sa ville natale, où il fut policier avant d’être un ex-brillant officier.

Hugh Donovan a droit à un seul appel téléphonique. Du fin fond de sa cellule de la prison de Barlinnie, à Glasgow, et c’est à Douglas qu’il demande à parler.  Sauf que cela fait dix sept ans qu’ils ne se sont pas vus, et que Douglas lui garde une rancune tenace. D’amis d’enfance, malgré leurs religions différentes, ils étaient devenus rivaux amoureux. Et après, ma foi, chacun a roulé sa bosse.

Douglas saisit sa valise, contre toute attente, et retrouve sa ville d’enfance, son ambiance à deux vitesses (les riches/les pauvres), les policiers violents et véreux, plus aptes à boucler un dossier à coup de poings qu’à cogiter avec avec la tête, les souvenirs de son père, l’idole trop tôt disparue, et les doux yeux de sa mère.

Mais cet aspect du personnage est vite gommé et s’est bien dommage car on aurait pu y trouver matière à plus de profondeur qu’à l’intrigue policière proprement dite dont il prend les rênes, malgré ses premières profondes convictions.

Hugh est accusé d’avoir violé et tué un jeune garçon. Toutes les preuves sont contre lui, il est condamné à mort, et il reste dix jours pour gagner un peu de temps en appel, une révision de la sentence qui ferait réviser les évidences.

Tellement évidentes, les évidences, qu’on se doute dès le début que Douglas va les retourner comme des crêpes, avec l’aide de l’avocate de Hugh, mademoiselle Campbell, un poil revêche, mais qui deviendra Samantha, puis Sam … Un déroulé classique qui suit les rebondissements de la course à la justice.

Le polar vaut quand même par l’évocation des milieux écossais, aussi bien les naturels que les sociaux. Et puis, les malfrats sont bien malfrats, et le héros bien héroïque, avec un côté Mac Gyver déguisé en James Bond du peuple.

Le premier tome d’une série, que je ne suis pas certaine de suivre, même ce polar fut d’une fréquentation agréable.

 

6 commentaires sur “La cabane des pendus, Gordon Ferris

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    1. J’ai lu beaucoup de polars, j’ai beaucoup aimé ce genre. Je l’aime toujours bien, mais, je ne sais pas pourquoi, cela fait maintenant un temps certain que je ne trouve pas de titres qui me convainquent vraiment. Et celui-ci fait partie de la série « bof bof ».

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