Un siècle américain I, Nos premiers jours, Jane Smiley

Alors que je lui trouve plein de défauts à ce roman, je l’ai dévoré … Allez y comprendre quelque chose ! Il est super classique dans sa construction, dans ses thèmes, l’écriture est efficace mais sans relief particulier, et c’est peut-être justement ce qui colle aussi bien à cette famille, les Langdon, fermiers, Iowa, de 1920 à 1953.

Saga d’une famille ordinaire, suivant un cycle naturel et équilibré en bonheurs et en malheurs, au rythme de la pousse du maïs et de l’avoine, surtout de l’avoine au départ, l’avoine, c’est la tradition familiale, le maïs se sera la modernité …), et des naissances successives et forcément nombreuses,  le patchwork nécessaire est bien tissé.

L’Iowa n’est pas l’endroit rêvé pour être fermier, ni pour élever une grande famille, entre les hivers qui enferment, les étés qui assèchent, et la terre basse comme partout, mais plus dure qu’ailleurs quand même …

Walter Langdon a vingt cinq ans, il arpente sa propre ferme achetée avec un crédit à fort taux d’intérêt. Il a épousé la belle Rosanna Vogel, une blonde fermière de vingt ans. qui, pour l’instant, écosse des petits pois avec grâce et détermination. Sous le porche, joue Franck, l’aîné pour le moment, l’unique pour l’instant ( et unique, il le restera, par contre …).Il étudie les possibilités d’aventures avec une cuillère, et cherche déjà la porte de sortie la plus radicalement accessible. La famille s’agrandit rapidement ; Joey, le placide, le plus ancré dans la terre, Andy, Mary, Lilian, Henry et finalement Claire, dont Rosanna dit qu’elle est la seule de ses enfants à être parfaitement normale. Henry garde son mystère et s’enfuit dans les grands romans d’aventures anglais (pas américains, il n’aime pas). Lilian s’est jugée parfaite durant toute son enfance, puis son adolescence, avant de copier dans les magasines de mode les modèles des robes des pin-up, et de s’enfuir avec le premier bonimenteur venu ( qui se révélera être autre que seulement conteur pour de rire).

Walter et Joey, eux, continuent de planter, jusqu’à ce que les années passent, que la grande Dépression dépassée, le fils trouve à la sécheresse et à la pauvreté de la terre, d’autres solutions que le père, dont on voit se proliférer les conséquences peu biologiques.

Les grands événements historiques, seconde guerre mondiale, guerre froide, libération des mœurs, restent dans le lointain, ils modèlent les personnages, chacun d’entre eux a une dose suffisante pour qu’histoire et romanesque adhèrent ensemble, sans faire de grumeaux. Une pâte prête pour le deuxième tome …

Ma seule inquiétude pour la suite, est, qu’à la vitesse à laquelle les enfants de Walter et Rosanna font des petits, il va falloir en laisser de côté pour la suite, sinon la saga va se transformer en annuaire …

 

 

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12 commentaires sur “Un siècle américain I, Nos premiers jours, Jane Smiley

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    1. Tu penses bien que c’est chez toi que je l’ai noté … Mais je lis pas en anglais, donc en attente pour le moment; Je pense que j’attendrais que les deux tomes suivants soient traduits, même si ça va me faire du temps à attendre. Bon, ce n’est pas comme si je manquais de lectures, en même temps !

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