Le pouvoir du chien, Thomas Savage

Broncho Billy 1914,, affiche

Dans le Montana des années 20, le ranch des frères Burbank, Phil et Georges,  est prospère. Ils le dirigent en une entente quasi parfaite. Ils sont tous les deux célibataires, autour de la quarantaine, efficaces, durs à la tâche, ancrés dans leurs terres, peu sociables et peu tentés de l’être. Les Vieux parents ont pris leur retraite à Salt Lake City et eux gèrent en vrais cow boy les troupeaux et les hommes.

Phil est le plus cow boy des deux. Admirateur des exploits de Bronco Billy, il est resté à l’ére de la conquête de l’ouest. Grand, élancé, intelligent, cultivé, meneur d’hommes, il est admiré et aussi craint de tous, pour ses répliques sans appel et méprisantes. Car Phil est arrogant, raciste, profondément conservateur et convaincu de sa supériorité. Georges est plus rond, plus secret. Peu sûr de lui, il est convaincu de ne présenter aucun intérêt. Mais Georges a une qualité, la bonté.

A Beech, une toute petite ville, proche du ranch, vit un médecin, sa femme, Rose, et leur fils, Peter. Peter est un petit garçon quelque peu décalé dans ce monde de bétail, de saloon, de poussière et de virilité. Lunaire, solitaire, il aime l’étude, les livres et veut être médecin comme son père, Johnny. Médecin médiocre, un peu trop bon, lui aussi peine à trouver sa place : il soigne gratis et boit un peu trop. Le mépris est insidieux et le ronge même si Rose sa femme l’aime, comme elle aime les fleurs délicates et folles qui ne poussent pas à Beech. Rose et son fils en fabriquent en papier crépon. Johnny est fier de son fils, de ses capucines en papier, mais pour un rancher, , un vrai, un dur, un fan de Bronco Billy, un fils comme Peter, c’est une chochotte, un faible, une erreur, comme Johnny, qui boit de plus en plus, pour oublier la honte d’une bagarre.

Rose, Phil, Georges et Peter, quatre personnages pour un drame qu’on avale cul sec, en détestant Phil, luttant avec Rose, secouant Georges, et en attendant la revanche des chochottes. Les faibles quand ils attrapent la corde de la vengeance, c’est peut-être immoral, mais ça fait du bien !

6 commentaires sur “Le pouvoir du chien, Thomas Savage

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