La dent du serpent, Craig Johnson

Walt Longmire est en pleine forme,  une forme de super héros de la justice, même pas peur et redresseur  de torts à grands coups de poing et de grande gueule, un régal donc.

Et pourtant, il commence en douceur, tout ouïe pour Barbara Thomas, une administrée du comté qui voit des anges, ou plutôt qui emploie des anges bricoleurs invisibles. Depuis quelque temps, en effet, elle laisse les consignes sur la table avant d’aller faire ses courses, et à son retour, la balustrade est redressée, les gouttières nettoyées et le siphon débouché. La divine providence est très efficace , goûte particulièrement les oréo, grappille quelques morceaux de poulet panés dans le frigidaire et se contente de soda.

Quitte à passer pour un mécréant aux yeux de la vieille dame, le shérif se fend d’une visite à domicile, accompagné de son adjointe aux yeux revolver, Vic. Vic plus Vic que jamais d’ailleurs, dans cet épisode, toute en jambes bronzées et bottes qu’elle plante sur le tableau de bord du pick up de Walt, qui en a le tournis.

L’ange s’incarne en la personne de Cord, un ado de seize ans quelque peu perdu en ce monde. Il est rejoint par son ange gardien, une réincarnation têtue et sur-armée de Orrin Porker Rockwell, dit aussi Danite, Homme de dieu, Fils du tonnerre, bras droit des prophètes de l’Eglise de Jésus Christ des Saints des derniers jours, bref un mormon tueur d’infidèles, mort il y a plus de quatre vingt ans. Pendant que les deux tombent sous la fascination du film » Mon amie Flicka », enfermés pour leur bien,  Walt, Vic et Henri vont aller pourfendre les communautés religieuses qui se barricadent avec femmes et enfants derrière des miradors et des camps retranchés aux confins du comté.

Les trajets dans le désert du grand Ouest américain arracheront quelques répliques consternées (et consternantes) à Vic, totalement hermétique au romantisme des grands espaces, (( totalement hermétique à tout romantisme d’ailleurs, mon dieu,  mais qu’est-ce qu’il lui trouve à cette brutasse, le Walt ( oui, les jambes bronzées et les bottes, et le reste …))

Le trio pourfend donc au nom de l’orphelin les évangélistes mercantiles, dans un vigoureux chassé croisé émaillé de scènes de rodéo en pick up, bagarres de saloon, un lanceur de couteau un poil mafieux, un vengeur masqué pas très correct, un polygame obèse, une bande de gamin perdus, une vendeuse de gâteau assoiffée, un adjoint qui payera cher sa connaissance des trigones de forage à pointe de diamant, et un autre qui payera cher tout court.

Un épisode à l’intrigue aussi foisonnante et foutraque que les personnages et si Vic voulait bien se taire un peu, un des plus réussi de la série ( avec un final aux petits oignons …), dans la veine de Walt superman contre les super méchants.

7 commentaires sur “La dent du serpent, Craig Johnson

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  1. J’ai lu mon deuxième Longmire cette année mais je n’ai tellement pas été emballée que j’hésitais à poursuivre. Le premier m’avait beaucoup plu pourtant (je les lis dans l’ordre). Tu me fais douter maintenant.

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    1. Dans mon souvenir, et si je m’en tiens à mon blog, qui est ma mémoire vive, le camp des morts, le deuxième est celui qui voit rentrer pas mal de nouveaux personnages dans la bande de Walt, dont Vic, d’ailleurs, c’est peut-être pour cela que le rythme de l’intrigue est un peu plus lent ?

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