Le jardin, Hye Young Pyun

Oqui se réveille à l’hopital, il voit et entend, mais ce qu’il voit et entend n’est guère rassurant, il ne peut plus parler, ni boucher. de l’accident, il garde quelques images confuses, la voiture qui quitte la route, la nuit, sa femme morte. Avec de la volonté, lui dit-on, il pourra récupérer assez de mobilité pour se tenir en fauteuil. Oqui est prêt à se battre, encore faut-il qu’on le lui permette.

Orphelin de mère très jeune, puis de père, alors que, jeune adulte, il tentait de se faire une carrière, il rencontré sa femme et a mené un chemin qui semble droit, à première vue, en tout cas. Il est devenu spécialiste des cartographies, anciennes et modernes, une science du déplacement immobile qui ne lui sert plus à rien.

Sa femme, elle, a poursuivi une recherche inavouée vers la célébrité journalistique. Elle se voulait grand reporter, journaliste d’investigation, puis journaliste tout court, puis plus rien. Après l’achat de leur maison, elle continue à écrire mais se fait aussi paysagiste, obstinée à transformer l’espace autour de leur maison, pelle à la main, sécateur dans l’autre.

A l’hopital, reste seule à veiller Oqui la mère de cette femme, dont on ne saura rien d’autre que ce Oqui révèle, petit à petit, contraint par les multiples attentions de sa belle mère à préferer encore le silence et la solitude.

Alors que la menace plane, le personnage se montre si peu enclin à l’empathie, que le lecteur, tout en présentant la vengeance à venir, en arrive à lui souhaiter pire encore.

Un roman noir d’atmosphère moite plutôt efficace.

3 commentaires sur “Le jardin, Hye Young Pyun

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  1. J’étais intriguée, ce n’est pas souvent que tu nous emmènes en Asie. Une bonne pioche, visiblement… l’association « atmosphère moite » et « efficace » est tentante. Je note, parce que c’est une région du monde que je délaisse aussi un peu, alors que les quelques incursions que j’y ai faites m’on rarement déçue.

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    1. Effectivement, la littérature de l’extrême Asie, je ne m’y frotte pas souvent, contrairement à toi, je reste souvent hermétique. Pour ce titre, il est vrai que l’atmosphère pourrait te plaire, cependant, sans vouloir trop en dire, l’intrigue est très classique, voire prévisible pour qui a un peu lu un certain titre de King … Je dis ça comme ça ….

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