Je te protégerai, Peter May

Niamh et Ruairidh sont originaires de ‘île de Lewis, l’île préférée de l’auteur, comme on le sait depuis la trilogie à succès. Depuis leur enfance, ils se cherchent du regard, tournent autour d’un parcours amoureux émaillé de silences, de petites trahisons entre amies, et de lourds secrets de famille. Leur histoire est intimement liée au décor naturel et grandiose dans laquelle elle s’est ancrée, finalement, à l’âge adulte, dans la lumière qui teinte les montagnes du Sutherland au soleil couchant, lumière qu’ils peuvent admiret au travers de leur baie vitrée, depuis la vaste demeure moderne qu’ils se sont construites, au bout du bout de tout.

Cependant, c’est à Paris que l’histoire commence et dans le milieu de la haute couture. Car les deux tourtereaux, qui vont sur la quarantaine, quand même, ont imaginé ensemble un tissus extraordinaire, issu de la tradition de l’île et promu sur les podiums des défilés. Leur réussite est commerciale et de prestige, le Ranish Tweed concurrence le Haris Tweed grâce à un créateur surdoué, complétement disjoncté qui sest emparé de sa souplesse pour le marier avec des chaines et du cuir. Depuis le show londonien, provocateur à souhait, le succès s’installe. A Paris, le couple parait ne plus filer un amour parfait, alors quand Niamh voit son homme s’engouffrer dans une Mercédès à la porte de leur hôtel, accompagné d’une belle styliste russe, forcément, elle les prend en chasse, juste à temps pour assister à l’explosion du véhicule, qui forcément, pulvérise le mystère en tous petits morceaux. Retour sur l’île, ses tourbières et les souvenirs lancinants de l’amour peut-être deux fois perdu.

C’est l’occasion pour l’auteur de tendre plusieurs fils, celui de l’intrigue policière, mais aussi celui des traditions de l’île, la transmission de ce savoir faire tisserand des anciens, qui faisaient voltiger la navette entre les fils de chaîne du fameux tweed. L’entreprise de Niamh et Ruairidh était un retour à ses sources d’inspirations, aux couleurs changeantes des paysages, des falaises venteuses, surplombant des criques aux eaux glacées et trompeuses.

Malgré ce charme certain, l’intrigue s’étire en des ramifications de plus en plus effilochées, et s’embourbe dans des hypothèses de plus en plus farfelues, le huis clos sur l’île a des allures de rafiot qui prend l’eau.

Une participation au challenge A year in England

 

18 commentaires sur “Je te protégerai, Peter May

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  1. Bardaf c’est l’embardée avec le dernier paragraphe 😉 Bon, il semble que tout n’est pas de qualité chez Peter May mais ça ne fait rien, je n’en ai lu qu’un jusqu’à présent !

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    1. C’est un auteur qui a beaucoup publié. j’avais choisi celui-ci sur le conseil d’une amie et surtout parce qu’il se déroulait sur l’île de Lewis. Et concernant l’évocation de ce lieu et de ses habitants et coutumes, aucune déception … Mais ce n’est pas suffisant pour un polar !

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  2. comme celles qui me précèdent j’aime bien ne pas noter un titre ! Et là, je suis certaine d’éprouver peu ou prou la même chose que toi.

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    1. J’aime bien les intrigues assez carrées, je décroche quand elles ne sont pas suffisamment réalistes, et ici, ben, ça s’embrouille et part en quenouille. Tu peux tenter la trilogie, très dépaysante !

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    1. Je ne sais pas trop si je vais retenter un titre de cet auteur. j’ai l’impression que mis à part la trilogie, il écrit ses romans un peu à ligne … Mais je ne demande qu’à me tromper !

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