La madone de Notre Dame, Alain Ragougneau

Un sale enquêteur, cynique, vulgaire, blasé, qui se nomme Landard, met ses pattes sur un coupable idéal, un jeune homme aux allures d’ange. Thibault est bien connu du personnel de la cathédrale pour ses assiduités quelque peu exaltées auprès de celle qui devrait être plutôt la mère du petit que le support de fantasmagories mystiques, mais bon, il n’est pas bien méchant, Thibault …

Un sale enquêteur, cynique, vulgaire, blasé, qui se nomme Landard, met ses pattes sur un coupable idéal, un jeune homme aux allures d’ange. Thibault est bien connu du personnel de la cathédrale pour ses assiduités quelque peu exaltées auprès de celle qui devrait être plutôt la mère du petit que le support de fantasmagories mystiques, mais bon, il n’est pas bien méchant, Thibault … 

Un dame pipi, autre assidue de la cathédrale, plantée sous son pilier, jusqu’à ce que son surnom prenne un sens bien concret et physique, a bien une petite idée sur la question, mais encore faudrait-il qu’on l’écoute d’un peu plus prêt. Ceci dit, elle ne répand pas non plus vraiment une odeur de sainteté. Tout comme le SDF polonais qui joue les saint Bernard pour tirer le père Kern des pattes d’un cauchemar presque lubrique ( à son corps défendant !)

Le père Kern est l’envers du Landard : percé de doutes et perclus de douleur, il est presque le seul à douter de la culpabilité de Thibault et pour en être certain, il commence un chemin de croix vers la vérité qui manquera de peu le calvaire. En effet, Kern souffre d’une maladie articulaire qui le transforme en martyr de la vérité, taraudé par la culpabilité et le remords de n’avoir su sauver son tant aimé grand frère, tombé dans l’enfer de la drogue. A la place, il confesse les larrons, à Fresnes et trouve même auprès d’un criminel humaniste une forme de rédemption.

Ajoutez à cela une procureur qui doit cacher un lourd secret sous les deux couches de protection vestimentaire anti flirt dont elle s’affute et qu’une légère entorse aux règles de confidentialité ne gêne pas vraiment, et vous l’aurez compris, l’intérêt de ce polar n’est pas dans le fil conducteur de l’intrigue, assez classique, finalement, que dans sa galerie de personnages qui, tous à l’ombre des gargouilles et de la sainte préfecture toute proche, tentent d’en démêler l’écheveau.

Écheveau romanesque dont l’ambition mesurée et l’originalité de l’univers font que l’ensemble se tient honorablement, et les références, dont l’auteur se joue sans pesanteur, m’ont fait plusieurs fois sourire, et on voit bien qu’elles sont là pour cela … La suite « Evangile pour un gueux » est annoncée dans les dernières de l’édition, et ma foi, j’en reprendrais bien un peu, puisque la messe n’est pas dite ….

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